I. Wabiwa au ministre Ambatobe : « les concessions rétablies avaient déjà été exploitées avant leur rétrocession à l’État »

En réponse à la déclaration du ministre Ambatobe, reportée par RFI, dans laquelle il estime que le moratoire ne concerne pas les concessions réhabilitées, Irène Wabiwa, Responsable de la Campagne Forêts de Greenpeace Africa, a déclaré:
« En juillet 2017, M. Ambatobe avait annulé les concessions qui avaient été rétablies pour la société industrielle forestière du congo (SIFORCO) par l’ancien ministre Robert Bopolo parce qu’il prétendait qu’elles étaient illégales. Il est donc contradictoire pour M. Ambatobe de  rétablir à son tour d’autres concessions aux sociétés chinoises SOMIFOR et FODECO ayant le même statut que SIFORCO. Ces réhabilitations constituent une violation du moratoire et sont par conséquent illégales.
M. Ambatobe dit que le moratoire ne concerne que les concessions forestières non encore exploitées. Mais les concessions rétablies avaient déjà été exploitées avant leur rétrocession à l’Etat. Et en tant que tel, leur réhabilitation tombe sous le régime du moratoire et l’action de M. Ambatobe est non seulement en violation du la réglementation congolaise , mais aussi de la lettre d’intention avec l’Initiative des Forêts d’Afrique centrale (CAFI). En effet, l’article 23, paragraphe 2 du décret présidentiel n ° 05/116 d’octobre 2005 dispose que le moratoire « couvre toute acquisition du droit d’exploitation, y compris l’échange, la relocalisation ou la réhabilitation d’anciens titres forestiers ».
«Les concessions forestières SOMIFOR et FODECO chevauchent les tourbières que M. Ambatobe et le gouvernement de la RDC ont promis de protéger. Il est également inacceptable que pendant que le gouvernement de la RD Congo et la République du Congo travaillent pour la sauvegarde des tourbières, M. Ambatobe et ses partenaires chinois violent les lois au détriment de ces mêmes tourbières et des communautés locales.
Les bailleurs de fonds comme CAFI devraient être alarmés par l’interprétation erronée de M. Ambatobe du moratoire, qui se résume à des attributions illégales et clandestines de plus de 3 millions d’hectares de la précieuse forêt tropicale du bassin du Congo, partiellement recouverte de tourbières.
Contact média:
Irene Wabiwa Betoko; Senior Forest Campaign Manager Greenpeace Africa; +243976756102

Auteur de l’article : Redaction

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