Au Haut-Katanga et Lualaba, A. Ambatobe se rend compte de la gestion environnementale et de la préservation de la biodiversité dans les zones minières

Le ministre de l’environnement et développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo vient de séjourner dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Cette visite officielle, la première du genre, depuis sa prise de fonction à la tête de ce ministère avait comme objectif : le suivi et l’évaluation de la gestion environnementale et de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, les études environnementale et sociale de tout projet susceptible de porter atteinte à l’environnement.

Pour le patron de l’environnement, il était plus que temps d’effectuer cette visite d’inspection pour se rendre compte du niveau de mise en œuvre des normes environnementales dans ces deux provinces issues du démembrement de l’ancienne province du Katanga.

À juste titre, les provinces du Haut Katanga et du Lualaba regorgent des entreprises dont les activités influencent le plus souvent l’environnement .il s’agit pour la plupart des entreprises minières et industrielles et également celles liées à l’exploitation du bois.

Dès son arrivée dans la province du Haut Katanga, première étape de sa tournée, le ministre de l’environnement a été reçu par le gouverneur de cette province à qui il a fait part des objectifs de sa mission. Amy Ambatobe s’est également entretenu avec les cadres et agents de l’administration provinciale de l’environnement.

Un tête-à-tête au cours duquel le ministre leur a fait part des principales articulations de sa mission, à savoir : la perspective des reformes prochaines eu sein de l’administration, l’évaluation de la mise en œuvre des normes environnementales, la vulgarisation du décret pris par le premier ministre portant interdiction de la fabrication et l’importation des emballages plastiques, la mise en place d’un partenariat public-privé sur la gestion des déchets, l’exploitation du bois, en particulier du bois rouge et la mobilisation des recettes.

Au cours de son séjour, le ministre de l’environnement et développement durable a également visité les jardins zoologiques et botanique de Lubumbashi, les installations de la coordination provinciale de l’environnement, du Fonds forestier national (FFN) et de l’agence congolaise pour l’environnement (ACE).

Cette visite a permis Ambatobe d’avoir une idée claire et précise des conditions de travail des agents de ces services. Loin de se complaire des rapports écrits des entreprises minières implantées dans la ville de Lubumbashi, Amy Ambatobe, à la tête d’une délégation des cadres de l’administration, de l’Ace et du Ffn, a visité les installions de quelques unes d’entre elles, dont Chemaf et CDM, qui produisent le cuivre et le cobalt.

À l’étape de Lualaba, le ministre de l’environnement, Amy Ambatobe s’est livré au même exercice. Avec le gouverneur de la province, Richard Muyej Mangez Mans, le numéro 1 de l’environnement a fait le point de la situation avant de visiter les installations de la coordination provinciale de l’environnement et autres services, ainsi que l’entreprise minière Commus.

Il a également mis son temps à profit pour conférer avec les cadres de la coordination provinciale de la Fec et quelques exploitants miniers. Dans un dialogue interactif, les deux parties se sont accordées sur la nécessité de la prise de responsabilité de chaque congolais pour ce qui est de l’exploitation du bois et des activités minières.

Quant à la question du décret pris par le premier ministre portant interdiction de la fabrication et l’importation des emballages plastiques, les opérateurs économiques ont sollicité un moratoire de 8 mois pour la mise en application de la mesure qui en principe doit entrer en vigueur dès le mois de Juin prochain. Une requête que le ministre a promis de transmettre à qui de droit.

Pour ce qui de l’exploitation du bois rouge, frappée d’interdiction, le ministre de l’environnement a tenu à lever l’équivoque sur cette question épineuse et de préciser, je cite, « le gouvernement congolais n’a jamais octroyé un quelconque permis d’exploitation de ce bois aux étrangers. C’est plutôt, les exploitants artisanaux qui font cette demande en lieu et place des étrangers. Ces derniers font de l’exploitation sous couvert des exploitants artisanaux ». Néanmoins, la question en étude et des mesures d’encadrement sont en train d’être mises en place pour règlementer ce secteur.

La mission touchant à sa fin, le ministre de l’environnement, Amy Ambatobe a regagné Kinshasa, avec une idée claire de son secteur d’activité dans les provinces visitées et des défis à relever par son ministère.

 

 

Avec le ministère EDD

Auteur de l’article : Redaction

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