Destruction des écosystèmes : vers une perspective de vies sombres sur la planète

Les perspectives de vie sur la planète deviennent plutôt sombres, si les tendances actuelles sur la perte de biodiversité et la destruction des écosystèmes ne sont pas inversées, indiquent les rapports d’évaluations régionales de la plateforme « Intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco systémiques » (IPBES).
Ces rapports scientifiques, qui se penchent sur la biodiversité dans les régions des Amériques, de l’Asie, du Pacifique, de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie centrale, aident à comprendre les variations entre les régions du monde et soulignent qu’au rythme actuel de la destruction, non seulement il sera difficile de sauvegarder la vie sur terre, mais on assistera à une compromission des perspectives de développement humain et du bien-être.

À en croire ce rapport, les pressions sur la biodiversité et la perte qui en résulte continuent d’augmenter dans toutes les régions. « Si rien n’est fait, une telle perte affectera la capacité de la nature à soutenir les gens et la planète », rapporte l’Agence congolaise de presse.

Les évaluations régionales de l’IPBES montrent également que les principales pressions sur la biodiversité restent le changement d’habitat, le changement climatique, les espèces exotiques envahissantes, la pollution et l’utilisation non durable de la biodiversité.

Par ailleurs, l’importance relative de chacune de ces pressions, souligne la même source, varie d’une région à l’autre. « Ces déclins sont également préoccupants en raison du rôle essentiel que joue la biodiversité dans la fourniture de nourriture, de carburant et d’adaptation aux impacts du changement climatique », note ce rapport.

En outre, les scientifiques précisent que le monde a besoin d’un « changement de paradigme dans la façon dont les humains interagissent avec la nature, d’un changement transformateur et d’une approche systémique pour s’attaquer aux causes profondes de la destruction biologique. »

Il sied de noter que les rapports régionaux de l’IPBES arrivent à un moment critique où les 196 pays du monde signataires de la Convention de l’ONU sur la biodiversité sont attachés aux objectifs du Plan stratégique pour la conservation de la biodiversité 2011-2020 et ont signé la mise en œuvre de 20 cibles mondiales pour la biodiversité (Objectifs d’Aichi pour la biodiversité).

 

 

GREEN RDC

Auteur de l’article : Redaction

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