ÉQUATEUR : une Ong dénonce l’exploitation forestière illégale à Ingende

Des violations flagrantes de la législation forestière par les entreprises utilisant des engins lourds destinés à l’exploitation industrielle bien qu’ayant obtenu des permis de coupe artisanale, sont entre autres griefs que dénonce l’Ong « Groupe d’action pour sauver l’homme et son environnement ».

L’Organisation non gouvernemental « Groupe d’action pour sauver l’homme et son environnement » (GASHE), à travers son projet « Suivi communautaire des forêts en temps réel » (RTM), a organisé, le week-end à Mbandaka, dans la province de l’Equateur, un atelier de présentation des rapports des missions conjointes de vérification.

Dans ce rapport, cette structure de la société civile dénonce des illégalités relatives à l’exploitation forestière dans le territoire d’Ingende, dans la province de l’Equateur.

À en croire ce rapport, la première mission effectuée du 15 au 23 février 2018 a fait état, projection des images à l’appui, des violations flagrantes de la législation forestière par les entreprises « Trade vision » et « Farah Kokobile » qui utilisent des engins lourds destinés à l’exploitation industrielle bien qu’ayant obtenu des permis de coupe artisanale réservée aux personnes physiques et violent, ainsi, les droits des communautés locales, rapporte l’Acp.

S’agissant du rapport de la deuxième mission, effectuée du 17 au 24 mars dernier, et motivée par les résultats de la première, celui-ci avait pour objectif de s’assurer des faits reprochés à ces entreprises et de vérifier la quantité de bois abandonnés dont « Trade vision » sollicite l’achat. La rupture de contrat de travail par la société « IFCO » (Industrie forestière congolaise), dans le groupement de Lingondju, dans le même territoire, avait également fait l’objet de cette mission, souligne-t-on.

À cette occasion, les parties prenantes ont formulé des recommandations visant l’arrêt de l’exploitation effectuée en violation de la législation congolaise, et qui échappe aux exigences fiscales et sociales.

En outre, ces structures de la société civile ont opté pour le respect strict des textes légaux et règlementaires en vigueur et l’orienter vers une exploitation forestière bénéfique et profitable à tous.

La première mission a connu la participation de la coordination provinciale de l’environnement et celle de la société civile, tandis que la seconde était composée du ministre provincial de l’environnement, des représentants de l’Assemblée provinciale, de la coordination provinciale de l’environnement et de l’inspection provinciale du travail, indique la même source.

 

 

GREEN RDC

Auteur de l’article : Redaction

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