Forum sur le cobalt. « La RDC ne sera pas indexée » (A. LUBAMBA) 

Il va de tenir ce 19 avril 2018, à Paris en France, le Forum sur la chaîne d’approvisionnement en minerais responsables. Ce Forum est organisé par l’Organisation de coopération et développement économique (OCDE) et l’Initiative Cobalt Responsable.
Selon le député national et expert en mines, ce Forum va,  sans doute, parler de l’exploitation du cobalt de la RDC.
« À ce jour, aucun forum dans le monde qui se veut sérieux, crédible et attirant ne peut se réunir sur une question qui concerne le cobalt, le cuivre, le coltan, sans faire allusion à la République Démocratique du Congo », a-t-il dit.
Alain Lubamba wa Lubamba pense que les délégués à ce forum vont effectivement envisager des nouvelles directives en se fondant sur les résultats des enquêtes menées en RDC, en prévision de la création officielle de l’Initiative pour le Cobalt Responsable. Il fait allusion aux enquêtes commandées l’année dernière par les membres de cette même organisation auprès de l’Université de BERKELEY sur l’exploitation minière artisanale, le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement de cobalt ainsi que l’identification et le contrôle des risques.
Du règlement du Code minier

Le très actif élu de Lomami a fait savoir que la RDC ne sera pas indexée dans ce Forum car son nouveau Code minier assure une bonne gestion du secteur minier congolais. « je suis davantage convaincu qu’il était finalement temps pour les deux chambres du Parlement de voter le code minier révisé en session extraordinaire sur demande du Chef de l’Etat, qui avait déjà vu juste sur la nécessité de mettre à la disposition du pays, une nouvelle reforme dans le secteur minier, à travers la promulgation du Code minier modifié par la loi n° 18/001 du 09 mars 2018 ».

Le député Lubamba note que le code minier modifié tient notamment compte des questions liées à la transparence, à la gouvernance du secteur ainsi qu’aux risques sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement de nos minerais. « A cela, il faut ajouter un développement réel pour les communautés locales à travers une dotation de 0,3% sur le chiffre d’affaires de l’entreprise minière, 15% sur la redevance annuelle pour l’ETD concernée et autres 15% destinés aux générations futures. », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, rassure l’élu et Vice- président de la Commission relations extérieures à l’Assemblée nationale, l’exploitation artisanale va devoir se faire dans un nouveau cadre qui tient compte de bonnes pratiques avec l’appui du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle des produits miniers et de carrières, « SAEMAPE », en sigle. À en croire le député Lubamba, il n’y aura donc plus les enfants et les femmes enceintes dans les mines comme par le passé. En plus, l’exploitation du cobalt en RD Congo ne se fait pas dans les zones de conflits.

Il a poursuivi en soulignant que la réforme prévoit, d’une part, des directives claires et rigoureuses en terme d’obligations environnementales et sociétales avec des opérations subordonnées à la présentation et à l’approbation préalables d’un plan Environnemental et social et, d’autre part, des mesures préventives d’exposition et de contamination dont l’opérateur minier est responsable de la radioprotection pour toutes ses activités, conformément à la loi n° 017/2002 du 16 octobre 2002 portant dispositions relatives à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants et à la protection physique des matières et des installations nucléaires et le décret n° 05/022 du 29 mars 2005 portant réglementation de la protection contre les dangers des rayonnements ionisants.

A cet effet, ajoute Lubamba, l’opérateur minier doit assurer la protection radiologique de ses travailleurs et prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter que ses activités minières ne soient sources de contamination radiologique de l’environnement dans son ensemble, à savoir : la population, les eaux, l’air…

Enfin, le député et expert Lubamba a insisté qu’il sera mis à la disposition de l’opérateur minier un cahier des charges-type définissant la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis des communautés locales affectées par les activités du projet minier.

Du comportement à adopter par la RDC face à ce Forum

Tres humblement, le député et ancien vice ministre aux affaires étrangères pense que la RDC doit :

•       Premièrement, permettre à la GECAMINES de récupérer rapidement ses concessions minières envahies par les artisanaux ;
•       Deuxièmement, s’organiser pour ne pas être absente partout où l’on parle des substances minérales stratégiques que son sous-sol regorge.
•       Troisièmement, gagner le temps en mettant les mesures d’application, à savoir le règlement minier à la disposition des intervenants dans le secteur minier.
Prennent part à ce Forum qui s’ouvre ce jeudi 19 avril à Paris, les membres des organisations de la société civile minière.
La RDC devrait suivre de très près son déroulement.
GREEN RDC

Auteur de l’article : Redaction

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